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  <title>corruption-litteraire.com</title>
  <description><![CDATA[Blog littéraire basé sur un concept littéraire. Moi, Olivia Merlen, je prends des phrases aux écrivains dans leurs livres et je raconte une autre histoire sous forme de chroniques littéraires. Clin d’œil à l’auteur. Il s’agit de digressions littéraires, un cercle littéraire virtuel. Un blog sur la littérature, dont la matière est l’écriture.]]></description>
  <link>http://www.corruption-litteraire.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2010-09-05T05:16:54+02:00</dc:date>
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   <title>Avertissement</title>
   <pubDate>Sat, 07 Jan 2012 18:45:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Olivia Merlen</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Profil]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.corruption-litteraire.com/photo/1810252-2466547.jpg" alt="Avertissement" title="Avertissement" />
     </div>
     <div>
                               <br />Je ne crois qu'à la littérature, aux écrivains,                            <br />Aux artistes                           <br />    Je me croyais sans failles et pourtant j'ai <span style="font-style: italic;">dérobé</span> des mots                       <br />Oui j'ai <span style="font-style: italic;">dérobé</span> des mots                        <br />A la littérature, aux poètes, aux écrivains, aux artistes                       <br />                       <br />Aux Artistes                       <br />J'ai <span style="font-style: italic;">volé</span> des phrases dans les livres                       <br />                       <br />J'ai <span style="font-style: italic;">volé  </span>                      <br />Aux Artistes                       <br />Leurs pensées, leurs écrits, leurs anecdotes, leurs sentiments                     <br />Le reflet de leur âme                       <br />                       <br />Un extrait                        <br />                       <br />Et je leur réponds à ma manière                       <br />Avec mes mots, mes phrases, mes pensées, mes sentiments                       <br />                       <br />A ces auteurs je donne la réplique                       <br />Je forme des formes : dialogue, poème, texte, nouvelle, théâtre                       <br />J'ajoute et cetera, et cetera                       <br />Improvisation                       <br />Clin d'œil à l'auteur                       <br />                       <br />A vous de voir...                       <br />                      <br />        <br />       <br />        <br />  <br />  <br />                  <br />                 <br />             <span style="font-style: italic;">Et si vous souhaitez m'écrire :                 <br />corruptionlitteraire@yahoo.com </span>                 <br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <link>http://www.corruption-litteraire.com/Avertissement_a54.html</link>
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   <title>d.n°37</title>
   <pubDate>Thu, 27 May 2010 19:53:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Olivia Merlen</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Digressions]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.corruption-litteraire.com/photo/2095254-2908883.jpg" alt="d.n°37" title="d.n°37" />
     </div>
     <div>
      <div style="padding: 10px 0pt; text-align: center; font-size: 1.2em; font-weight: bold;">EXTRAIT</div><br style="font-weight: bold;" /><span style="font-weight: bold;">"Ignorante que j'étais, j'ai haï la fée qui m'avait transformée en statue de pierre, mais ainsi j'ai pu réfléchir calmement à mon sort, à la vie qui m'attendait, jusque-là je ne savais rien, quelle sotte j'étais, je comprends maintenant comme il est important de bien réfléchir à son sort, même s'il faut pour cela se changer en pierre, il faut supporter patiemment car le printemps revient un jour !"                          </span><br style="font-weight: bold;" />                                                                              <div style="padding: 10px 0pt; text-align: center; font-size: 1.2em; font-weight: bold;">DIGRESSION</div>                                                                                           <br />On se souvient tous de ce qui arriva à la femme de Loth (F). Figée pour l'éternité en une statue de sel pour s'être retournée lors qu'elle fuyait avec ses filles et son mari, Sodome en flammes. Qu'advint-il d'elle par la suite, nul ne le sait, d'aucuns supposent qu'elle repose tranquille au pied de la mère morte. Une aberration. F est vivante, enfermée à l'intérieur d'elle-même. Pendant des siècles elle a subi les pires tourments intellectuels et physiques. Couvertes de fientes d'oiseaux, les chiens lui pissaient dessus, les chats la lacéraient de leurs griffes. Elle endurait toutes les souffrances et les pires humiliations en silence, prisonnière de cet amoncellement de milliards de milliards de particules de sel.                                    <br />Un bloc compact qui résistait à toutes les intempéries, elle ne se dissolvait pas dans l'eau ni ne fondait au soleil, chaque gramme salé étant solidaire du voisin.  Et voilà que pleurer lui brûlait les yeux.                                                           <br />                                   <br />Jusqu'au début des années 70, elle resta emmurée avec pour seule compagnie sa pensée, se laissant aller durant des centaines d'années à de profondes crises de schizophrénie, qui pourrait l'en blâmer ?                                                          <br />Un jour d'avril 1972, un homme s'arrêta près d'elle, s'appuyant machinalement sur son bras pour enlever le sable de sa chaussure. Il faisait déjà très chaud, il essuya avec sa main des gouttes de sueur qui lui dégoulinaient du front et l'empêchaient de voir. Cela lui parut drôlement salé. Pour s'en assurer, il passa la langue sur ses lèvres, c'était bien du sel. Un sel qui avait un goût extraordinaire - et il s'y connaissait - riche de cent saveurs différentes, un sel au pouvoir addictif ; il ne pouvait se contenir de passer et repasser sa langue sur ses lèvres.                 <br />Léger, aérien, il fondait délicieusement dans la bouche - à l'instant aussi précieux que l'or.                                                       <br />                                  <br />Il lui fallut un moment pour se rendre compte d'où provenait cette substance.  Il distinguait une forme, des courbes, encastrées dans la roche.  Il se mit à gratter doucement les contours pour ne pas en perdre une miette, jusqu'à découvrir enfin une statue de femme d'environ 1,60 mètre. Il l'égratigna un peu, y goûta. L'homme était vif d'esprit, entreprenant, la chance se présentait là devant lui, il fallait la saisir au vol.                <br />                                 <br />F se demandait ce qui était en train de lui arriver. A quelle sauce allait-elle être mangée, c'était une autre histoire. Elle sentait qu'il se tramait dans la tête de cet individu, des choses pas très catholiques.              <br />Elle aurait volontiers gifler l'homme pour son insolence.                                <br />Tout à coup, elle ne vit plus rien - on la recouvrait d'une couverture en poil de chameau - se sentit porter, transporter dans une espèce de machine qui faisait un bruit épouvantable.                                                    <br />                                <br />A l'arrière du pick-up, le voyage fut éreintant ; tout le long du trajet, F entendit l'homme converser seul, elle percevait des bribes de phrases "ma fortune est faite", "casser la baraque", "quelle aubaine...".              <br />Elle avait chaud, la couverture en poil de chameau lui chatouillait le visage. Mais au fil du temps, elle fut contente d'être recouverte de ce morceau de tissus, car plus les jours passaient, plus la température baissait. Elle n'était pas habituée à de telles conditions climatiques. Où l'emmenait-il donc ?                                                   <br />                              <br />  Au fur et à mesure que l'homme approchait de sa terre natale, il devenait de plus en plus nerveux. Il s'arrêtait quasiment à chaque cabine téléphonique qu'il croisait sur la route pour appeler sa femme, ils élaboraient des plans, chaque fois il oubliait un détail.              <br />Tous deux se frottaient les mains.               <br />Ça y est ! ils allaient enfin devenir riches après tant d'années de galère, les fins de mois qui commencent le 10, à se serrer la ceinture ; la gloire les attendait au tournant, peut-être même que des journalistes de la RTBF viendraient les interviewer.                                               <br />                              <br />Ils habitent en Belgique, une station balnéaire de la mer du Nord.                         <br />Voilà bientôt 20 ans, qu'ils ont installés leur baraque à frites sur la Côte.                                            <br />"Chez Dominique, aux meilleures frites belges" voilà ce qu'il est écrit sur la devanture.                                            <br />Depuis quelque temps, les quidams, les touristes, les clients réguliers font la queue devant la camionnette, et cela ne désemplit pas, notamment le dimanche soir.                        <br />Il parait que c'est à cause du sel...                         <br />                                        <br />Méfiez-vous des conseils, des adages, le temps quand il vous ralentit ne favorise pas toujours l'introspection.         <br />      <br />Et il n'est pas dit que des temps meilleurs suivront...                                        <br />          <br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <title>d.n°36 </title>
   <pubDate>Sat, 15 May 2010 22:23:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>OO</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Digressions]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.corruption-litteraire.com/photo/2098324-2913161.jpg" alt="d.n°36 " title="d.n°36 " />
     </div>
     <div>
      <div style="padding: 10px 0pt; text-align: center; font-size: 1.2em; font-weight: bold;">EXTRAIT</div><br style="font-weight: bold;" /><span style="font-weight: bold;">Parfois quand elle faisait du stop, elle avait comme une vision de sa mort. Dans son esprit, elle voyait la voiture dans laquelle elle se trouvait sortir de la route. Elle se demandait alors ce qui se passerait l'instant d'après qu'elle serait morte. Cette pensée résonnait en elle comme un écho. Elle ne cessait pas de voir la voiture quitter la route. Et puis elle commençait à s'inquiéter : et si la mort était une erreur ? Et si en ce dernier instant, juste au moment où cela arriverait, elle se rendait compte que son action était vraiment une erreur ? C'était sa seule préoccupation : qu'elle n'avait peut-être pas le droit de mourir.                  </span><br style="font-weight: bold;" />                                                                                                                  <div style="padding: 10px 0pt; text-align: center; font-size: 1.2em; font-weight: bold;">                                                      <br />DIGRESSION</div>                                                                          <br /><br style="font-weight: bold;" /><span style="font-weight: bold;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ébauche pour le Manifeste du bien vivre ses derniers instants              </span><br style="font-weight: bold;" /><span style="font-weight: bold;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; (pour le droit de mourir en paix)              </span>                                                         <br />                                                                     <br />                                                        <br />"Attendez ! C'est une farce, n'est-ce pas ? Vous devez vous méprendre. Pas   maintenant, s'il vous plait. Please..."                                                                       <br />Mourir, à l'heure dite - et tout bascule.                                                                        <br />                                                                     <br />A-t-on le droit de mourir ? Si l'on part du principe que l'on ne choisit pas de naître, donc de vivre, peut-on choisir sa mort ? Qui, en dehors de toute considération éthique, religieuse ou morale, est-il le plus à même de décider de son sort, sinon soi-même ?                                                                       <br />   Et dans ce cas précis, mourir est-il véritablement un choix ou la fatalité ?                                                                      <br />                                                                         <br />Quelle que sera votre mort, nous avons tenté de définir un précepte en trois points (à adapter selon les situations) qui vous permettra nous l'espérons, de mourir en paix.                                                                      <br />             <br style="text-decoration: underline;" /><span style="text-decoration: underline;">1°) La dernière parole             </span><br style="text-decoration: underline;" />                                                                     <br />La dernière parole adressée aux vivants est loin d'être anodine ; une phrase réussie vous suivra longtemps après votre disparition. Il est donc essentiel de ne pas prendre ce dernier instant à la légère. Si cela vous est possible, nous vous invitons à l'anticiper.&nbsp;                                                                     <br />Avant toute chose : faire preuve d'imagination.                                                                     <br />Peu d'entre-nous sont, à l'instar d'un César, des maîtres de l'improvisation. En aparté, saluons l'homme qui en lançant à Brutus, le fils parricide un tranchant "tu quoque mi fili", profita de cette situation exceptionnelle pour clore son histoire et entrer dans la légende. Ainsi donc, si vous briguez une certaine pérennité, faites preuve de discernement et d'intelligence.                                                      <br />                                            <br /><span style="font-style: italic;">NB : Prononcez vos dernières paroles de façon claire et intelligible afin qu'elles puissent être rapportées correctement.</span>                                                                   <br />                                                                 <br />Épargnez-nous, au nom du ciel :             <br />             <br />Les lieux communs du style : "ah, déjà...."                                                                   <br />Les traits d'humour indigestes : "est-ce que quelqu'un part avec moi ? "                                                                   <br />Les derniers aveux qui prennent tournure de révélations :                                                                    <br />- "je suis homosexuel depuis l'âge de 13 ans", à sa femme                                                                   <br />- "je ne suis pas ton père, mais ton grand-père", à sa fille                                                                   <br />- "je n'ai jamais aimé que les chats", à son chien                                                                   <br />- etc...                                                                   <br />Avant de commettre l'irréparable, posez-vous les bonnes questions :&nbsp; Est-il vraiment indispensable de divulguer vos secrets après tout ce temps passé ici-bas à se taire ? Agissez-vous réellement pour le bien d'autrui ou dans l'espoir ténu d'une rédemption dans l'au-delà ?                                                                    <br />                                                                  <br />Souvenez-vous également que vos dernières paroles doivent refléter un aperçu de votre passage sur terre. Soyez cohérent avec vous-même.                                                 <br />Prenez exemple sur le peintre Corot qui conclut par ces mots : "J'espère de tout cœur que l'on peut peindre au ciel"                                                                  <br />  A l'identique, la phrase la plus adéquate pour un politicien pourrait être : "et maintenant citoyen, aux urnes"                                                                 <br />- pour un amateur de golf : "ce sera mon plus long parcours", en swinguant avec les mots        <br />- pour un menteur : "je suis très content de partir", avec un sourire   <br />- pour une chanteuse : "mes amis, je reste sans voix", mezza voce  <br />                                                                 <br />Une fois encore, nous ne saurions que trop vous répéter : de la mesure de grâce, de la mesure...&nbsp;   Des propos appropriés sont un gage de mémoire, ils vous succèderont parfois.                                                <br />Permettez-moi d'évoquer ici mon arrière grand-père, un des poilus de 14, qui mourut dans les tranchées, dont personne ne se souvient plus excepté de par cette dernière phrase (un de ses camarades combattant l'ayant rapportée à sa veuve) qui le maintient toujours en vie "qui a dit que la guerre était une nécessité ? "                                                               <br />                                   <br />Il arrive que certains laissent derrière eux une énigme, ainsi un : "enfin... il y a une justice", laisse pantois. Est-ce un constat de vie ou un éclairage sur l'après ?                                                               <br />                                                              <br /><span style="text-decoration: underline;">2°) La dernière pensée      </span>                                                        <br />                                                              <br />Nombreux sont ceux qui, s'accrochant à un détail, ont dû succomber avec de banales pensées. Nous sommes là pour vous éviter cette effroyable erreur.                                                              <br />Au moment voulu, tâchez de vous concentrer sur un moment agréable de votre vie ou sur une personne qui vous est chère. Rien de pire qu'un départ avec devant les yeux, l'affichage du prix de l'andouille chez le boucher (même le meilleur du quartier), votre patron arborant une grotesque cravate, votre dernière panne sexuelle, etc.                                                              <br />Préparez vous en amont (toujours dans le cas où cela vous est possible) à ce dernier souvenir, libérez votre esprit et votre cœur, mettez-vous si besoin dans les conditions du direct (allongé nu sur un lit, affaissé dans un fauteuil la tête sur l'épaule, par terre devant la porte ouverte du réfrigérateur....), laissez venir à vous des images positives.                                                             <br />Paradoxalement - mais la mort est pleine de surprise - il est impératif de ne pas trop s'épancher sur votre parcours, vous n'en aurez pas le temps le jour J. Pas la peine non plus de vous polluer la tête avec des questions d'argent (il sera dépensé par vos héritiers), des histoires de famille (savoir qui a pris l'argenterie de tante Hélène, n'est plus de votre ressort), des jalousies (soyez sans crainte dans votre état, personne ne vous enviera plus), et votre œuvre, si vous en avez une, sera dispersée un jour ou l'autre.                                                            <br />Rappelez-vous plutôt ce qui vous faisait vibrer, votre amour, votre passion, tout ce dont vous étiez le plus fier.                             <br />                             <br />A ce stade, le plus cher ne peut être qu'immatériel.                                                            <br />                                                           <br />Un conseil : choisissez bien.                                                             <br />                                                                     <br />           <span style="text-decoration: underline;">3°) La dernière chose à faire  </span>                                                        <br />                                                          <br />Jésus avait préparé sa dernière Cène très minutieusement.                            <br />A votre tour d'être créatif : hurlez sur quelqu'un si vous êtes timide, monter dans un ascenseur si vous êtes claustrophobe, passez vos vacances chez les naturistes si vous n'aimez pas les poils... En un mot, lâchez-vous, carpe diem après ce sera fini, terminé.                             <br />Basta.                                                          <br />                            <br />En toute franchise, nous pensons que la dernière chose à faire et la meilleure de loin, serait sans doute de ne pas mourir...                                                          <br />                                                          <br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>d.n°35</title>
   <pubDate>Thu, 13 May 2010 18:31:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>OO</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Digressions]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.corruption-litteraire.com/photo/2092402-2904640.jpg" alt="d.n°35" title="d.n°35" />
     </div>
     <div>
      <div style="padding: 10px 0pt; text-align: center; font-size: 1.2em; font-weight: bold;">EXTRAIT</div><br style="font-weight: bold;" /><span style="font-weight: bold;">HARPER : Qui êtes-vous ?              </span><br style="font-weight: bold;" /><span style="font-weight: bold;"> PRIOR : Et vous ?              </span><br style="font-weight: bold;" /><span style="font-weight: bold;"> HARPER : Que faites-vous dans mon imagination ?              </span><br style="font-weight: bold;" /><span style="font-weight: bold;"> PRIOR : Et si c'était vous qui étiez dans la mienne ?              </span><br style="font-weight: bold;" /><span style="font-weight: bold;"> HARPER : Mais vous êtes maquillé ?              </span><br style="font-weight: bold;" /><span style="font-weight: bold;"> PRIOR : Vous aussi.              </span><br style="font-weight: bold;" /><span style="font-weight: bold;"> HARPER : Mais vous êtes un homme ?              </span><br style="font-weight: bold;" /><span style="font-weight: bold;"> PRIOR : </span><span style="font-style: italic; font-weight: bold;">(feignant la stupeur et l'épouvante, il mime qu'il se tranche la gorge avec un bâton de rouge à lèvres, et qu'il meurt, dans un fabuleux mouvement tragique)</span><span style="font-weight: bold;"> Mes mains et mes pieds m'ont trahi.              </span>                 <br /><br style="font-weight: bold;" />                                                                                                                  <div style="padding: 10px 0pt; text-align: center; font-size: 1.2em; font-weight: bold;">DIGRESSION</div>                                                                       <br /> <span style="font-style: italic;">Dans le métro.                                  </span><br style="font-style: italic;" />                                 <br style="font-style: italic;" /><span style="font-style: italic;">La scène se déroule en noir et blanc à cause des deux personnages principaux qui ne sont pas à leur place dans la vie. Aucune couleur dans le wagon, les visages sont gris. La voiture est pleine à craquer, il est tard, les gens rentrent chez eux, ils ont l'air exténués, malades, des enfants apeurés sont agrippés à leur mère qui se tient au poteau. On aperçoit un exhibitionniste dans un coin, une bande de pickpockets arpente le couloir en poussant les voyageurs. On les reconnaît parce qu'ils sourient. Personne ne parle, le bruit que l'on entend est celui de la rame auquel s'ajoute la musique de l'accordéoniste roumain qui  joue depuis trois stations déjà, une version raccourcie de "La foule" la chanson d'Édith Piaf - et ne se semble pas vouloir s'arrêter. Il est emporté par le rythme de la musique, il a chaud, il transpire, il est sale. Une femme à l'allure bcbg se presse contre les portières pour ne pas entrer en contact avec lui. Marc et Paul ont déjà quitté leur prénom, ils ont réussi à trouver une banquette libre, une vieille femme très ridée est debout face à eux. Elle ne tient pas sur ses jambes, elle s'accroche désespérément à la poignée en suspension au-dessus de sa tête.                                                    </span>                 <br />                                                                     <br />                <br />JOY : Tiens, tu as de nouvelles boucles d'oreilles ?                                                                     <br />                                                                     <br />SYLLA : Ah ! Tu as quand même fini par les remarquer. Made in USA ma chère, c'est Sissi qui me les as rapportées de Miami, elles sont sublimes n'est-ce pas ? Mon patron refuse catégoriquement que je les porte, il est contre les signes ostentatoires de...                                                                     <br />                                                                     <br />JOY : Quel con alors celui-là ! Je ne le supporte plus. Sale pédale, trouillard !&nbsp; C'est ça son vrai problème, tu le sais, n'est-ce pas ? Encore un qui ne veut pas admettre son moi profond. En réalité, je vais te dire, tu lui fais peur. Sais-tu ce que tu représentes pour lui ? tu es le porte-parole de ses désirs réprimés. Quand je pense...     <br />                                                                      <br />SYLLA : Stop je t'en prie, ne parlons plus de lui, je l'ai déjà sur le dos toute la journée, épargne au moins mes nuits.                                                                     <br />                                                                     <br />JOY : Excuse-moi chérie, c'est que... je n'y arrive plus... les contraintes, les secrets, toute cette hypocrisie... Je suis à bout. Sais-tu que j'ai demandé au médecin de me prescrire des antidépresseurs plus puissants.&nbsp; Voilà dix ans que je carbure à ces saloperies tellement je suis mal. Qu'est-ce que tu dis de ça ? Je meurs, tu m'entends, j'agonise à cause de tous ces cons qui n'y comprennent rien, qui nous jugent.  La normalité. <span style="font-style: italic;">Il rit.</span> Ça signifie quoi la normalité pour eux ? Sincèrement, tu crois qu'ils sont mieux que nous, dis-moi, ils sont mieux que nous ?                    Vraiment ?                                                  <br />                                                                    <br /><span style="font-style: italic;">Il parle fort, comme si Marc ne l'entendait pas, alors qu'il se trouve assis à côté de lui. La vieille n'arrête pas de tousser.</span>                                                                    <br />                                                                    <br />SYLLA : Chut, chut, voyons, calme-toi, tout le monde nous regarde, je t'en prie sois plus discrète.                                                                     <br />                                                                      <br />JOY (<span style="font-style: italic;">cette remarque de son ami ne fait qu'exacerber sa colère, il crie presque maintenant</span>)                    :                            Me calmer, c'est la meilleure ! Et c'est toi qui me demande ça ? Me taire ! Me taire alors que cela fait presque quarante ans que je ferme ma gueule au nom de la famille, des bonnes mœurs, de la protection des mineurs et puis quoi encore ? toutes ces conneries qu'ils ont inventées pour nous tenir en laisse, des chiens oui. Alors, me taire... C'est assez, tu entends, assez ...                                                                     <br />                                                                    <br /><span style="font-style: italic;">Il a les yeux embués de larmes, son rimmel coule. Les gens autour d'eux les inspectent sans bien comprendre ce qu'il se passe. Certains lèvent les yeux au ciel, d'autres ont une esquisse de sourire moqueur au coin des lèvres.                    </span>                                                <br />                                                                    <br />SYLLA <span style="font-style: italic;">(il est embarrassé, il ne sait pas quoi faire, il cherche dans ses poches, dans son sac un mouchoir) :</span> Écoute, écoute-moi bien, j'ai quelque chose à te dire, j'attendais un moment propice mais.... Tu m'as l'air tellement bouleversée. Je... Voilà, j'ai entendu parler d'une ville où les hommes sont comme nous.                                                                    <br />                                                                    <br />JOY <span style="font-style: italic;">(il renifle, se mouche bruyamment)</span> : Que veux-tu dire ? Qu'est-ce que tu entends par "comme nous" ?                                                                    <br />                                                                    <br />SYLLA <span style="font-style: italic;">(il chuchote pour ne pas qu'on l'entende)</span> : Eh bien, tu sais voyons... des hommes qui ne sont pas tout à fait des hommes, qui  préfèrent s'habiller avec des matières plus féminines, qui ont un tube de gloss dans leur sac à main.... Ne fais pas celle qui ne comprend pas.                                                                    <br />                                                                      <br />   JOY : Pfff...                                                                   <br />                                                                   <br />SYLLA : Si, si, je t'assure. Il existe un endroit en France où les hommes se maquillent, ils portent même des perruques blondes et des soutiens-gorge.                                                                    <br />                   <br style="font-style: italic;" /><span style="font-style: italic;">La vielle dame s'est arrêtée de tousser, elle fait semblant d'être ailleurs, mais on la sent très concentrée sur la conversation.                    </span>                                                <br />                                                                   <br />JOY <span style="font-style: italic;">( il le toise exaspéré, il parle sur un ton agressif )</span> : Foutaise ! En fait, tu veux ma peau, tu ne supportes plus de vivre avec un bi-polaire, tu ne sais pas comment t'y prendre pour me l'avouer alors tu me mets sur une fausse piste, tu crées du désir pour que je parte en quête d'un endroit qui n'existe pas. Ça suffit avec tes fantasmes, fiche-moi la paix !                 <span style="font-style: italic;">                               <br />                                                                  <br />SYLLA : </span>Pas la peine de retourner ta colère contre moi. Si tu ne me fais plus confiance, j'abandonne. Réfléchis un peu, tu es le centre de ma vie depuis cinq ans. Vraiment, tu es injuste envers moi. Je n'essaie pas de te manipuler, c'est un lieu bien réel. Te rends-tu compte ? Nous pourrions enfin vivre libres comme n'importe quel individu.      <br />                                                                  <br />JOY : Mouais... Permets-moi d'en douter. Et en quel honneur... Pourquoi serions-nous autorisées à jouir d'un tel traitement ? La loi n'est-elle pas la même sur l'ensemble du territoire français ?                                  <span style="font-style: italic;">                                <br />                                                                   <br /></span>SYLLA : Hum.... je ne peux pas te répondre précisément, il faudrait que je me renseigne davantage...                                                                 <br />                                                                 <br />JOY : Tu vois... J'en étais sûr ! Et où se trouve t-elle cette ville paradisiaque ? tu l'ignores sans doute aussi...                                                                 <br />                                                                 <br />SYLLA : Non pas du tout, arrête de te moquer de moi, c'est là-haut que ça se passe, au Nord du pays, à la frontière belge.                                                                 <br />                                                                 <br />JOY : Et en plus, il gèle ! <span style="font-style: italic;"><span style="font-style: italic;">(Marc le pince pour se moquer de lui gentiment)</span> </span>Aïe, tu es fou, ne t'avise pas de recommencer, je ne supporte pas qu'on me touche en ce moment,&nbsp; j'ai grossi, la faute à ces putains d'hormones.<span style="font-style: italic;">..                       <br />                                                              <br /><span style="font-style: italic;">A ce moment la vieille interrompt leur dialogue, elle prend la parole.               </span>                                               <br />                                                              <br /></span>LA VIEILLE : Pardonnez-moi messieurs mais j'ai entendu votre conversation. Si je puis me permettre de vous donner un conseil ?<span style="font-style: italic;"> Elle ne les laisse pas répondre, elle enchaîne.</span> Je crois que l'on vous a induits en erreur, les hommes dont vous parlez se travestissent, certes, mais pour des raisons culturelles uniquement, ce n'est absolument pas instictif comme chez vous. Vous irez au devant de grandes désillusions si vous menez votre projet à terme.&nbsp;                                                               <br />Au demeurant, pourquoi vous dissimulez-vous, regardez comme les gens dans ce wagon sont transparents, si telle est votre manière d'exprimer votre personnalité, alors vivez à ...                              <span style="font-style: italic;">                               <br />                                                             <br /><span style="font-style: italic;">Ils ne la laissent pas terminer, ils se lèvent et lui répondent d'une même voix.              </span>                                               <br />                                                             <br /></span>JOY &amp; SYLLA : Ta gueule vieille salope !                               <span style="font-style: italic;">                               <br />                                                             <br /><span style="font-style: italic;">La porte s'ouvre, ils quittent la rame de métro, s'engouffrent vers un monde encore plus noir, tout en continuant à discuter entre-eux.                                                      <br />                                                     <br />Emportés par la foule, qui nous traîne, nous entraîne, écrasés l'un contre l'autre nous ne formons qu'un seul corps, et le flot sans effort nous pousse enchaînés l'un et l'autre et nous laisse tous deux épanouis, enivrés et heureux..... </span><br style="font-style: italic;" />                                                                <br /></span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>d.n°34</title>
   <pubDate>Wed, 12 May 2010 08:34:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>OO</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Digressions]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.corruption-litteraire.com/photo/2090739-2902408.jpg" alt="d.n°34" title="d.n°34" />
     </div>
     <div>
      <div style="padding: 10px 0pt; text-align: center; font-size: 1.2em; font-weight: bold;">EXTRAIT</div><br style="font-weight: bold;" /><span style="font-weight: bold;">Comme Alexandre créait des villes partout où il courait, j'ai laissé des songes en forme de femmes partout où j'ai traîné ma vie.    </span><br style="font-weight: bold;" />                                    <div style="padding: 10px 0pt; text-align: center; font-size: 1.2em; font-weight: bold;">DIGRESSION</div>                      <br />Si longtemps adorée dans mon pays natal                    <br />elle repose au cimetière                    <br />elle reste seule, allongée, silencieuse                    <br />Ma mère                    <br />Oui, j'ai aimé des femmes                    <br />Une vie d'homme bien remplie                    <br />Oui, j'ai aimé les femmes                    <br />Et après ?                    <br />Passe ton chemin maraud, je ne m'en vais plus nulle part                    <br />La transmission est affaire de bonne femme                    <br />Que je te raconte, que je te raconte quoi ?                    <br />Plaire est tâche difficile                    <br />                    <br />Terre d'habitation                    <br />La femme                    <br />Terre d'asile                    <br />Berceau de l'homme                    <br />Woman                    <br />Tendresse, câlin, le fils de l'homme n'est pas un homme, ouin, ouin                    <br />Freud le savait, Œdipe en exergue en fit les frais                    <br />                    <br />De mes voyages, souvenirs en bouteille de quelque dame     <br />Qui existaient ou pas, que j'ai dû inventer                    <br />Je ramasse plus que je ne trouve                    <br />Je cherchais des sirènes                    <br />Un pont, le mât, des cordes pour m'attacher                    <br />J'entends leur chant, rauque, intérieur                    <br />Moi sybarite, moi moins que rien                    <br />J'ai cru sentir le souffle des fonds marins                    <br />                    <br />La terre est femme, la mer est femme                    <br />L'Afrique est femme, l'Europe est femme                    <br />Sont femmes l'Amérique et l'Océanie                    <br />Une vie entière à marcher sur leur tête                    <br />Salaud                    <br />Le monde est féminin                    <br />Sorry ladies, je perds pied                    <br />                    <br /> Et je fus projeté dans l'espace, dans une capsule avec un chien, un chimpanzé                   <br />Où ?                   <br />Je ne me rappelle plus                   <br />Pépé ?                   <br />Ce sont les femmes qui m'ont mis en orbite                   <br />Adieu au spécimen, X,Y en fuite avec moi dans l'espace                   <br />Fini le souci d'enfanter                    <br />A elles leur corps dépendant                   <br />A la disparitions des amours masculines                   <br />A l'éternelle jeunesse                   <br />A la gravité qui nous effondre                    <br />Semblaient-elles me dire en m'installant dans la nacelle                   <br />C'est un enfer vous dis-je                   <br />SOS hommes solidarité, ne me laissez pas sans elles                   <br />                   <br />Oui, je le veux                   <br />Oui, je le veux                   <br />                   <br />Satané mariage                   <br />                   <br />Rêve de femmes                   <br />                    <br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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